samedi 28 juin 2025

Libre et hurle

 

Un jour, pendant qu'une libellule volait dans mon jardin, le vent m'apporta ces mots :

« Je ne te demande pas de m'embrasser,

Ni de t'excuser quand je pense que tu as tort,

Ni de me serrer dans mes bras quand j'en ai le plus besoin, ni de me dire à quel point je suis belle, même si c'est un mensonge,

Ni de m'écrire un mot gentil.

Je ne te demanderai même pas de m'appeler

Pour me dire comment s'est passée ta journée,

Ni de me dire que je te manque.

Je ne te demanderai pas de me remercier pour tout ce que je fais pour toi,

Ni de t'inquiéter pour moi quand je suis déprimée,

Et bien sûr, je ne te demanderai pas de me soutenir dans mes décisions, ni même de m'écouter quand j'ai mille histoires à te raconter.

Je ne te demanderai rien, pas même d'être à mes côtés pour toujours.

Parce que si je dois te le demander, alors je n'en veux plus. »

Frida Khalo

jeudi 19 juin 2025

S'entrouvre... La vie

 

Il y aura toujours une porte entrouverte

sur un placard, le vide, rien ou bien l'univers

des filles de passage et des cuisses bien offertes

et l'amour infini pour cette femme à l'envers...

mardi 13 mai 2025

Un jour ensemble

 

Un beau jour, nous dormirons ensemble,

Que ce soit dans ton lit ou le mien ;

Et mon cœur sera celui qui tremble,

Et nos corps se feront tant de bien !

Que ce soit dans ton lit ou le mien,

 

Nous ferons tout ce que bon nous semble !

Et nos corps se feront tant de bien :

Deux amants que le destin rassemble.

Nous ferons tout ce que bon nous semble !

Du plaisir nous connaîtrons le lien ;

 

Deux amants que le destin rassemble

Sans que nul ne se doute de rien.

Du plaisir nous connaîtrons le lien,

Avec toi, l’âme qui me ressemble

Sans que nul ne se doute de rien,

Un beau jour, nous dormirons ensemble !


dimanche 11 mai 2025

D'aïeux, d'à mieux

 

Ils ont nos aïeux des airs de vieux

Des airs d’envieux des misères de mieux

Des petits pas qui vont jusqu’au pieu

Qu’on soigne aux airs langoureux

Des pianos percés, des gens peureux

Toi mon grand-père t’étais juste ma terre

Mon univers et quand tu riais par terre

Tu m’emportais jusqu’aux fronts de mer

Pour lécher mon vague à l’envers

Pour sécher mes larmes à l’amer

Tu rêvais ma vie, tu savais mes envies

Mes insomnies et mes levers de lit

Les cauchemars que j’ai enfoui

De m’être si souvent enfui

Les joues creuses de peur de la vie

Une part de ton âme s’est réfugiée

Dans les cœurs qui m’ont bercé

Ou qui m’ont fait boiter

Sur l’infini des panses crevées

Pour ne plus jamais renoncer


samedi 26 avril 2025

Sauvetage

 



Elle voudrait offrir
Par une bouche d'homme
Ce baiser gout de pommes
Sans jamais nous maudire

Mais ne peut point ouvrir
Des bras d'os et de chair
Que tant d'amour espère
Je voudrais te le dire

Puisque ses lèvres bleues
Sont des cieux, des nuages,
Des jardins sans grillage
Qui rêvent d'amoureux.

Ô ses bras sont des branches
En attente de feuilles,
Des vagues sur l'écueil
Qui brisent nos nuits blanches

Elle est l'herbe sous toi
La pierre millénaire.
Elle est partout dans l'air.
Elle est l'eau que tu bois.

dimanche 13 avril 2025

Calypso tentaculaire

 

Viennent les adieux

Et avec eux les bruits

Qui meurent irrémédiablement

Les corps se désossent

Là où poussent les pierres

Là où les fleurs naissent des chairs

Les mains mortes sont crispées

Sur le vide

Et nos mots de vivants

Se couvrent d'un voile de peine

Qui en étouffe le sens

Les cœurs s'éparpillent

En quête d'hier

Que le chagrin essore

Pour en saisir la plus

Tangible matière

Et pour être moins seul

A l'intérieur de soi

La foi haletante

Guette la venue de l'ange

Infaillible

Puis viennent des morceaux

De pensées par effraction

Avec ce qu'il reste de courage

Puisé au plus profond

Et le souhait que chacun

S'y sente un peu chez soi