De toutes nos berges et de toutes nos gamberges
On cherche l’azur feuillé de roux dans l’automne
Moi j’ai croisé l’été, une nuit dans l’auberge
Moi qui écoutais le monde sur sonotone
J’avais le crépuscule au cœur de la déveine
Et son printemps me jetait des regards salaces
Et son printemps feuillé de roux bouillait mes veines
Pour donner du sens aux rencontres fugaces
Pourtant belle de rien, elle était belle d’un tout
Dans l’hiver où le livre délivre les diamants
Dans l’hiver où le bleu fait tomber tous les tabous
Elle tenait mon enfance entre ses doigts délicats
Comme si je m’en foutais de tous les aboiements
De tous les chiens qu’en toutes saisons nous charognent
Qui transforment les cieux d’azur en tempête
Pour foutre en l’air les âmes solaires qui grognent
Mais qui mèneront la danse au son des trompettes
Au bal des renaissances !
