vendredi 6 mars 2026

Au bal des re(co)naissances

 

De toutes nos berges et de toutes nos gamberges

On cherche l’azur feuillé de roux dans l’automne

Moi j’ai croisé l’été, une nuit dans l’auberge

Moi qui écoutais le monde sur sonotone

J’avais le crépuscule au cœur de la déveine

Et son printemps me jetait des regards salaces

Et son printemps feuillé de roux bouillait mes veines

Pour donner du sens aux rencontres fugaces

Pourtant belle de rien, elle était belle d’un tout

Dans l’hiver où le livre délivre les diamants

Dans l’hiver où le bleu fait tomber tous les tabous

Elle tenait mon enfance entre ses doigts délicats

Comme si je m’en foutais de tous les aboiements

De tous les chiens qu’en toutes saisons nous charognent

Qui transforment les cieux d’azur en tempête

Pour foutre en l’air les âmes solaires qui grognent

Mais qui mèneront la danse au son des trompettes

Au bal des renaissances !